Françoise Dolto : la militante de la cause des enfants.
- Colibri - Anne-Lise
- 7 août 2018
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 15 août 2018

Son enfance en souffrance, marquée par un deuil d’une sœur aînée et d’une mère qui restera traumatisée par cette perte, permettra à Françoise Dolto de faire naître l’idée que l’enfant n’est pas la propriété des parents. Cette pensée sera révolutionnaire!
Quelques repères vis-à-vis de sa pensée :
L’ENFANT EST UNE PERSONNE
“Quand je serai grande, je tâcherai de me souvenir de comment c’est quand on est petit”, s’était promis Dolto. Et elle se souviendra et mettra en valeur qu’un nouveau-né/un enfant, aspire à communiquer et que ses désirs ont tout autant de valeurs que ceux d’un adulte. Elle militera avec vigueur - malgré une société habituée à considérer qu’un enfant n’a que de la valeur par ce qu’il peut devenir, tant qu’il est assez sage pour suivre sa vocation: satisfaire ses parents - afin qu’on respecte le choix de vie, son chemin.
TOUT EST LANGAGE
Chez nous, les humains “tout veut dire” : les gestes, les mimiques, le comportement, le silence, les mots,... c’est le langage symbolique. Dolto va insister sur le “parler, s’exprimer” qui permet de s’individualiser, se distinguer de l’autre (avant tout, de sa mère), afin de mieux partager les émotions, les souvenirs, les idées, les vécus.
“ L’important c’est qu’un enfant puisse toujours dire ce dont il a envie, mais pas toujours le faire”.
LE “PARLER VRAI”
Mais, parler... c’est bien! Mais faut il encore parler “avec” et non “à” l’enfant. Et au-delà de parler “avec lui”, faut il encore lui parler “vrai”!
“On ne peut pas mentir à l’inconscient, il connait toujours la vérité”
Dolto affirme que dès les premières heures de la vie, l’enfant décèle l’accent de vérité - la coïncidence entre ce que l’on dit et ce que l’on éprouve - et l’enfant en a besoin pour comprendre ses origines, l’histoire de sa famille afin que la vitalité biologique et la vitalité sociale concordent.
LE COMPLEXE DU HOMARD
Cette image choisie par Dolto symbolise la crise d’adolescence: l’enfant se défait d’une carapace étroite (celle de l’enfance) pour en acquérir une autre. Et c’est pendant ce temps d’acquisition que l’enfant-l’ado est vulnérable, agressif ou replié sur lui-même. Dolto souligne que “ ce qui va apparaître est le produit de ce qui a été semé chez l’enfant”.Les crises explosives sont donc une preuve que les repères éducatifs s’avérant suffisamment souples permettent à l’enfant de “sauter” au bon moment alors qu’une éducation rigide amène l’enfant à rester prisonnier de sa carapace et désarmé face à la dépression.
“L’enfant a toujours l’intuition de son histoire. Si la vérité lui est dite, cette vérité le construit.”



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